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Mot de la semaine

Découvrez chaque semaine une nouvelle expression utilisée par nos voisins outre-Rhin.

Lampenfieber

Si un Allemand vous dit qu'il a de la « Lampenfieber », ne vous inquiétez pas : il n'est pas malade ! Ce terme est fréquemment utilisé pour décrire quelqu'un qui « a le trac ». En France, l’expression « fièvre de rampe » est utilisée dans le jargon du théâtre, depuis le 19ème siècle, et désigne la peur de monter sur scène. L'expression tire son origine des lampes à gaz, qui étaient utilisées dans les théâtres afin d’éclairer les scènes, dont la chaleur faisait transpirer les comédiens. L’expression décrit donc la sensation d’anxiété que les comédiens ressentaient avant de monter sur scène, et qui les faisait transpirer comme s’ils avaient de la fièvre. Toutefois, la Lampenfieber n'est plus spécifique au monde du théâtre : vous l'avez probablement déjà ressentie, par exemple avant de faire une présentation orale.

Schnee von gestern

« C’est de la neige d‘hier » est une expérience allemande qui est couramment utilisée pour décrire quelque chose qui n’est plus d’actualité ou qui n’a plus beaucoup d’intérêt. Cette expression figurée est facile à comprendre : La neige tombée hier peut soit être cachée sous une nouvelle couche de neige, soit avoir déjà fondu – mais dans tous les cas, elle n’est plus visible. En fait, cette expression tire ses origines d’un poème français. Dans sa ballade « Mais où sont les neiges d'antan ? », le poète François Villon s’en sert comme une métaphore, pour faire référence à des événements historiques ou des personnes disparues depuis longtemps. En français, on dirait aujourd’hui : « C’est de l’histoire ancienne ! » ou « Ce sont de vieilles lunes ! », mais les Allemands ont tellement été séduits par cette expression qu’ils l’ont adoptée. Un bel exemple de l'amitié franco-allemande !

höchste Eisenbahn 
« Jetzt ist aber höchste Eisenbahn! » Si jamais un Allemand vous dit cela, vous feriez mieux de vous dépêcher ! En effet, il essaye de vous indiquer qu’il est grand temps que vous passiez à l’action. On doit cette expression au satiriste berlinois Adolf Glaßbrenner : Dans sa pièce humoristique intitulée « Ein Heiratsantrag in der Niederwallstraße », un des protagonistes mélange souvent les mots en parlant. Au lieu de dire « Es ist höchste Zeit, die Eisenbahn ist schon angekommen" (« Il est grand temps, le train est déjà arrivé »), il crie "Es ist höchste Eisenbahn, die Zeit ist schon angekommen" (« Il est grand train, le temps est déjà arrivé »). Ainsi fut créée cette drôle d’expression qui est encore fréquemment utilisée aujourd’hui.

Hinz und Kunz

« Ich dachte, es würde eine kleine private Feier werden, aber die haben ja Hinz und Kunz eingeladen! »  Quoi ?  Qui ? L'expression « Hinz und Kunz » est utilisée pour désigner de manière désobligeante « tout le monde » ou   « toutes sortes de personnes ». Elle fait alors référence à un nombre indéfini de personnes dont la présence n’est pas forcément importante ou dont on pourrait bien se passer. L'expression tire ses origines du Moyen Âge, durant lequel les prénoms "Heinrich" et "Konrad" étaient très courants et avaient été abrégés en "Hinz" et "Kunz".

Purzelbaum

Ne vous laissez pas tromper : le « Purzelbaum » n'a rien à voir avec un arbre ! En fait, cette expression insolite est composée de deux verbes : « purzeln » qui veut dire « tomber, dégringoler de quelque chose », et « sich aufbäumen » qui signifie ici « se redresser ». Le « Purzelbaum » décrit donc un mouvement assez précis : il s’agit de faire une roulade ! Ça doit sûrement vous rappeler votre enfance et votre première tentative de « Purzelbaum » !

jemandem auf den Schlips treten - marcher sur la cravate de quelqu'un

Pour comprendre le sens de cette expression allemande, il faut savoir qu'à l’origine, la cravate avait une signification plus large : outre la bande d’étoffe qui se noue sous le col de la chemise, le mot cravate désignait les extrémités des vêtements, comme par exemple le pan d’un manteau ou d’une robe. Avec un peu de maladresse, il pouvait facilement vous arriver de marcher sur la « cravate » d’une autre personne - pas très agréable et un manque de bonne conduite. C’est la raison pour laquelle on dit encore aujourd’hui que quelqu’un vous a marché sur la cravate, dans des situations où une personne n’aurait pas fait attention à vous, non pas avec ses pieds mais plutôt avec ses mots, et vous aurait donc contrarié ou vexé, en faisant par exemple une remarque déplacée.

Schmuddelwetter

Le terme "Schmuddelwetter" crée tout de suite une image bien précise dans la tête des Allemands : celle d'un jour d'automne froid et pluvieux où on préfère rester chez soi, se blottir sous une couverture et boire un bon chocolat chaud. Ce terme est un peu plus utilisé dans le Nord de l'Allemagne, où le temps est en général plus pluvieux que dans le reste du pays.

Ich glaub mein Schwein pfeift

Si un Allemand vous dit qu'il pense que son cochon siffle, quelque chose de surprenant voire de choquant lui est arrivé. Cette expression s'utilise fréquemment pour exprimer son étonnement face à des situations inattendues - mais dans un sens plutôt négatif. Par exemple : vous avez gardé votre dessert préféré dans le frigo pour le déguster plus tard, mais quand vous allez le chercher, vous ne le trouvez plus ... parce que votre conjoint(e) l’a mangé ! Ich glaube mein Schwein pfeift !

Vitamin B

La lettre B de l’expression allemande « Vitamin B » est une abréviation pour « Beziehung » (=relation) et elle se réfère à des relations personnelles qui peuvent être utiles dans la vie professionnelle. Un exemple : Tu postules à un poste dans l’entreprise où ton père a travaillé toute sa vie. Il te recommande auprès de son chef et ceci augmentera probablement de manière considérable tes chances d’être pris. Une fois embauché, tu pourras dire : « Ich habe den Job über Vitamin B bekommen (= J’ai eu le poste grâce à la Vitamine B) » !

Den Teufel an die Wand malen

Imaginez que vous travaillez depuis longtemps dans une entreprise et que vous avez commis une erreur, que votre chef vient de découvrir. Ce dernier vous convoque dans son bureau et juste avant votre échange, vous vous faîtes des films et vous imaginez les pires scénarios : vous êtes persuadé qu'il va vous licencier. Votre collègue allemand vous dit « Jetzt mal nicht den Teufel an die Wand » (litt.: « ne peins pas le diable sur le mur »), expression à prendre au sens figuré, puisque vous n'avez rien à peindre sur le mur. Elle veut seulement dire que vous devriez arrêter d’imaginer le pire et que vous devriez vous calmer.

Maintenant que vous maîtrisez les expressions allemandes comme si vous étiez nés outre-Rhin, n’hésitez pas à consulter les offres d'emploi au pays de la langue de Goethe.
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