French German Talents

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Le job board franco-allemand

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Mot de la semaine

Découvrez chaque semaine une nouvelle expression utilisée par nos voisins outre-Rhin.

Maintenant que vous maîtriser les expressions allemandes comme si vous étiez nés outre-Rhin, n’hésitez pas à consulter les offres d'emploi au pays de la langue de Goethe.


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette expression allemande ne se réfère pas du tout aux personnes enrhumées. Quelqu’un qui « en a plein le nez» se trouve dans une situation qui l’énerve et où il arrive à saturation de devoir supporter quelque chose qu’il n’aime pas. Autrefois, les détenus recevaient des coups sur le nez en guise des sanctions (en allemand : die Nase vollgehauen bekommen). Au fur et à mesure, cette tournure s’est popularisée et s’est inscrite dans le langage courant. Quand un Allemand dit alors : « Ich habe die Nase voll ! », cela ne signifie rien d'autre que « J’en ai ras le bol !».


Imaginons que vous êtes sur une fête foraine et votre ami vous a convaincu de monter dans un manège que vous n’avez encore jamais fait. Certainement, vous avez un peu peur des sensations qui vous attendent. Un Allemand dirait alors : « Ich hab voll Muffensausen. »(« J’ai la trouille ») pour vous décrire son état d’âme. Cette expression allemande est un synonyme pour « peur » ou « panique », également utilisée avant un examen qu’on appréhende, un premier passage sur la scène d’une salle de spectacle etc.


La lettre B de l’expression allemande « Vitamin B » est une abréviation pour « Beziehung » (=relation) et elle se réfère à des relations personnelles qui peuvent être utiles dans la vie professionnelle. Un exemple : Tu postules à un poste dans l’entreprise où ton père a travaillé toute sa vie. Il te recommande auprès de son chef et ceci augmentera probablement de manière considérable tes chances d’être pris. Une fois embauché, tu pourras dire : « Ich habe den Job über Vitamin B bekommen (= J’ai eu le poste grâce à la Vitamine B) » !

Le terme „Eselsbrücke“, qui se compose des deux mots „Esel“ – âne, et « Brücke » - pont, signifie en français un moyen mnémotechnique. Les ânes, qui servaient jadis comme moyen de transport, ont généralement un peu peur de l’eau. Quand les hommes arrivaient avec leurs ânes à une rivière, ils ont construit des petits ponts pour que les ânes puissent traverser l’eau plus ou moins sans se mouiller. De la même façon que le pont établit une liaison entre les deux bords de la rivière et facilite la traversée, le moyen mnémotechnique établit un lien entre deux idées et facilite la mémorisation. Exemple pour mémoriser l'ordre chronologique des chanceliers en Allemagne:
"Alle ehemaligen Kanzler bringen sonntags keine Schokolade mit." -> Adenauer, Erhard, Kiesinger, Brandt, Schmidt, Kohl, Schröder, Merkel


En général, cette expression décrit une situation où quelque chose se fait très vite et sans réfléchir. Souvent, les Allemands utilisent l’expression « Hals über Kopf » (= cou au-dessus de la tête) au moment de tomber amoureux de manière inattendue et avec des sentiments tout de suite très forts. Par exemple : « Wir haben uns Hals über Kopf ineinander verliebt ». Par ailleurs, on peut aussi utiliser cette expression comme synonyme de « en hâte » ou « précipité ». Par exemple : « Der Dieb hat sich Hals über Kopf davon gemacht. » (Le voleur s’est enfuit à toutes jambes.)


Cette expression est utilisée quand quelque chose arrive de manière totalement inattendue et n’était pas prévisible. On dit aussi « wie ein Blitz aus heiterem Himmel » (comme un éclair qui survient d’un ciel parfaitement dégagé). Quelques exemples : « Aus heiterem Himmel lief ein Reh auf die Fahrbahn. » « Die Einladung zum Geburtstag von Susanne kam aus heiterem Himmel. »


Nous la connaissons tous : Cette personne qui pense qu’elle a un cerveau suffisamment grand pour neuf personnes – et qui veut que tout le monde le sache. Cette personne qui va interrompre chacune de tes phrases parce qu’il y a quelque chose d’intéressant ou notable pour ajouter. Cette personne qui est un interlocuteur un peu compliqué, parce qu’en fait ce n’est pas la conversation qui l’intéresse, mais seulement la présentation de son intelligence. En allemand, l’expression « neumalklug » est plutôt péjorative et veut dire « neuf fois intelligent ». Donc, comme déjà dit avant, quelqu’un de « Neunmalklug » c’est quelqu’un qui est très fier de ses connaissances et qui va te le faire savoir.


En Allemagne, en Autriche et en Suisse on utilise cette expression courante pour désigner quelque chose d’ordinaire et donc pas très créatif, par exemple une pub 08/15 ("nullachtfünfzehn"), une recette 08/15...
Quant à l’origine de cette idiomatique, une explication possible est en rapport avec la mitrailleuse du type 08/15 qui a été employée notamment pendant la Première Guerre mondiale. Lors de leur entraînement quotidien, les soldats allemands se sont servis de ce fusil. Puisqu’ils étaient obligés de suivre toujours la même routine, les exercices devenaient rapidement monotones et leurs paraissaient ainsi sans importance.


Il est lundi et la chaise de votre collaborateur reste vide, prétendument parce qu’il est souffrant. Mais vous pensez plutôt, qu’il s’est accordé un week-end prolongé en « faisant bleu ». En gros, il sèche le travail.
Une des explications possibles pour cette expression trouve son origine dans le domaine de la teinture. À l’époque, on teignait la laine en bleu avec de la couleur indigo. Un processus long qui exigeait un séchage à l’air tout le lundi avant de pouvoir continuer le traitement. Comme ils ne pouvaient qu’attendre, les artisans n’étaient pas obligés de travailler ce jour-là.


Tout le monde a une « tomate infidèle » parmi ses amis - quelqu’un qui est peu fiable, qui ne tient pas sa parole ou qui ne donne pas souvent de ses nouvelles.
L’origine de cette expression remonte probablement à l’époque de la 1ère Guerre mondiale. Quand celle-ci se déclenche en 1914, l’Italie refuse d’entrer en guerre aux côtés de l’Allemagne, malgré le fait que ces deux pays étaient liés par une alliance depuis 1882. La goutte qui a fait finalement déborder le vase pour les Allemands était un accord secret entre l’Italie et les Forces Alliées (France, Russie et Grande-Bretagne) en 1915.
Etant donné de la météo plus favorable, les Italiens cultivaient et mangeaient depuis toujours beaucoup plus de tomates que les Allemands. Pour les Allemands, l’Italien infidèle se transformait alors en "tomate infidèle".


111, 2222, 77, 777 – trouvez-vous le point commun entre ces chiffres ? Exact, ils se forment par la répétition d’un seul chiffre et c’est ce que les Allemands appellent une “Schnapszahl».
Pourquoi ? Deux explications possibles sont à l’origine de ce nom :
1. Le terme pourrait provenir du domaine des jeux de cartes. En additionnant les points obtenus pendant le jeu, le joueur qui atteint une « Schnapszahl » est obligé de payer une tournée aux autres. Comme le schnaps se boit plus vite et coûte moins cher qu’un verre de vin ou de mousseux, il s’est manifesté comme boisson de choix au cours du temps.
2. Si on boit trop d’alcool, il se peut qu’on commence à voir en double voire même en triple. Au lieu de voir alors un simple 4, on voit 44 ou 444. Quand on commence à voir 4444, il est fortement conseillé d’arrêter de boire :-)




Vous étouffez dans le bureau surchauffé et rêvez d’ouvrir la fenêtre, mais votre collègue se met un gilet en plus et vous prie de laisser la fenêtre fermée ? Elle est certainement une « Frostbeule » ! La traduction littéraire de cette expression allemande est « engelure » ou « bosse de froideur ». En Allemagne, on désigne ainsi les personnes qui portent un manteau d’hiver alors que les autres sont en T-shirt et qui grelottent alors que les autres transpirent. Bref, les « bosses de froideur » sentent beaucoup plus intensément le froid que d’autres personnes et, en général, le font savoir à leur entourage.


L‘expression allemande „Hals-und Beinbruch“ qui se traduit par « je te souhaite une fracture du cou et de la jambe » est utilisée pour souhaiter bonne chance à une autre personne. Cette tournure est issue de l’expression yiddish „hatslokhe un brokhe“ (chance et bénédiction) et était probablement mal copiée par les Allemands comme les deux expressions se ressemblent quant à leur prononciation.
Avant des épreuves telles que des compétitions de sport, des représentations en public ou encore des examens, vous entendrez certainement des Allemands utiliser cette expression comme les Français ont l’habitude de dire « M… ! »


Cette expression allemande a ses origines au 17ème siècle et se compose du mot « Katze » (chat) et « Sprung » (saut). Comme un saut de chat représente une distance courte, cette expression est fréquemment utilisée pour souligner que quelque chose est vraiment proche.
Exemple : Vous demandez à un Allemand où se trouve la pompe à essence la plus proche. Il dit alors : « Das ist nur einen Katzensprung von hier entfernt ! ». Il faut comprendre que l’endroit se trouve à deux pas de votre lieu de départ.


Cette expression allemande provient du terme
« Mummelputz » qui combine les deux mots
« vermummen » (qui signifie s’encagouler) et « Boz ou Butzemann » (le croque-mitaine). À partir du 17ème siècle, on a utilisé le mot « Mumpitz » pour décrire une créature effrayante ou un épouvantail. Deux siècles après, les boursiers de Berlin ont commencé à utiliser cette expression comme synonyme de « rumeurs » ou de
« non-sens ». Aujourd’hui, on peut dire « Das ist doch Mumpitz ! », une façon d’exprimer « Tu dis des bêtises ! ».


Selon une théorie, le terme provient du « yiddish », la langue des Juifs, qui vivaient en Allemagne à l’époque. Avec le temps, les mots yiddish « poschut » (=moins) et « cochem » (=intelligent) se sont transformés en « pusten » (=souffler) et « Kuchen » (=gâteau). « Pustekuchen » n’est donc pas un formidable « gâteau soufflé » mais s’utilise aujourd’hui pour faire savoir à une personne que ce n’est pas juste ce qu’elle dit ou qu’elle n’obtiendra pas ce qu’elle voudrait. En français, l’équivalent serait de dire
« Penses-tu ! ».


C’est l’été en Europe et la saison de laisser respirer sa peau pour attraper quelques rayons de soleil ! Pour ça quoi de mieux que s’habiller de vêtements légers et mettre des « Flip-Flops » aux pieds?! Les Allemands adorent porter des « Flip-Flops » en été. Par ailleurs, selon une théorie, leur nom provient du bruit qu’on fait en marchant avec ce type de sandales…flip-flop-flip-flop-flip-flop…Exactement ! Ce sont des tongs.


Cette expression allemande est composée de deux mots : « naschen » (qui signifie grignoter quelque chose de sucré) et « Katze » (le chat). Le « Naschkatze » est une personne qui adore grignoter toute la journée, que ce soit du chocolat, des bonbons ou un petit muffin. Entre tous les repas, le snack sucré est obligatoire ! Même après un dîner complet, le « Naschkatze » va sûrement prendre encore un bon dessert. Ce qui ressemble le plus en français est « être un grand gourmand ». Chez les Ch’tis, on utilise l’expression « bouqu'a chuque » (bouche à sucre).


Ton meilleur ami revient après six mois de voyage en Asie. Il avait décidé, une fois de plus, de prendre son sac à dos, d’acheter un guide LonelyPlanet et d’embarquer dans un avion pour s’envoler à l’autre bout du monde. Enfin il est rentré…et la première chose qu’il fait est de planifier son prochain voyage parce qu’il a hâte de repartir le plus tôt possible. Bref, il est un vrai « Weltenbummler » (=Globetrotteur). Les « Weltenbummler » ne peuvent jamais rester longtemps au même endroit. Ils sont accros à la découverte de nouveaux pays, d’autres cultures et la rencontre de nouvelles personnes et leur chez-soi est le monde.

Vous partagez un repas avec un cercle de personnes qui demande une certaine attitude de politesse (p.e. belle famille, dîner annuel d’entreprise etc.). Le repas est au milieu de la table, tout le monde se sert et ça vous plaît bien. Jusque-là, tout est parfait ! Mais qu’est-ce que vous faites avec le tout dernier reste du plat qui est seul dans l’assiette au milieu ? Ce reste du repas que personne n’ose prendre, par bienséance, bien sûr – c’est ce que l’on appelle en Allemagne le « Anstandshappen » (littérairement le « morceau de courtoisie »). En revanche, si vous avez aimé le repas, n’hésitez surtout pas à faire un compliment à votre hôte.


Si on traduisait le terme „schwarzfahren“ littéralement en français, ce serait « voyager en noir ». On parle d’un „Schwarzfahrer“ ou d’une „Schwarzfahrerin“, quand la personne utilise les transports en commun sans disposer d'un billet ou abonnement valable.

Le terme « noir » provient selon différentes sources soit du fait que les activités illégales se déroulent la plupart du temps pendant la nuit, soit de l’habitude des contrebandiers de se noircir leurs visages pour se rendre méconnaissables.

 

 

 

 

 

 


L'expression „Schlafmütze“ (lit.: bonnet de nuit) est utilisée pour les personnes qui aiment faire la grasse matinée, c'est-à-dire dormir longtemps, ou qui sont en général plutôt lentes, inattentives et indolentes. Cette indolence peut se référer aussi bien à un état physique qu'à un état mental.
Ces bonnets étaient antérieurement portés par les hommes afin de garder leur tête au chaud et de se protéger des poux pendant la nuit. Déjà au 18ème siècle, on commençait à utiliser l’expression « Schlafmütze » pour des gens avec des traits de caractère comme décrit ci-dessus. Alors, vous êtes une "Schlafmütze" ou pas?