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Mot de la semaine

Découvrez chaque semaine une nouvelle expression utilisée par nos voisins outre-Rhin.

Maintenant que vous maîtriser les expressions allemandes comme si vous étiez nés outre-Rhin, n’hésitez pas à consulter les offres d'emploi au pays de la langue de Goethe.


Il est lundi et la chaise de votre collaborateur reste vide, prétendument parce qu’il est souffrant. Mais vous pensez plutôt, qu’il s’est accordé un week-end prolongé en « faisant bleu ». En gros, il sèche le travail.
Une des explications possibles pour cette expression trouve son origine dans le domaine de la teinture. À l’époque, on teignait la laine en bleu avec de la couleur indigo. Un processus long qui exigeait un séchage à l’air tout le lundi avant de pouvoir continuer le traitement. Comme ils ne pouvaient qu’attendre, les artisans n’étaient pas obligés de travailler ce jour-là.


Tout le monde a une « tomate infidèle » parmi ses amis - quelqu’un qui est peu fiable, qui ne tient pas sa parole ou qui ne donne pas souvent de ses nouvelles.
L’origine de cette expression remonte probablement à l’époque de la 1ère Guerre mondiale. Quand celle-ci se déclenche en 1914, l’Italie refuse d’entrer en guerre aux côtés de l’Allemagne, malgré le fait que ces deux pays étaient liés par une alliance depuis 1882. La goutte qui a fait finalement déborder le vase pour les Allemands était un accord secret entre l’Italie et les Forces Alliées (France, Russie et Grande-Bretagne) en 1915.
Etant donné de la météo plus favorable, les Italiens cultivaient et mangeaient depuis toujours beaucoup plus de tomates que les Allemands. Pour les Allemands, l’Italien infidèle se transformait alors en "tomate infidèle".


Le terme „Eselsbrücke“, qui se compose des deux mots „Esel“ – âne, et « Brücke » - pont, signifie en français un moyen mnémotechnique. Les ânes, qui servaient jadis comme moyen de transport, ont généralement un peu peur de l’eau. Quand les hommes arrivaient avec leurs ânes à une rivière, ils ont construit des petits ponts pour que les ânes puissent traverser l’eau plus ou moins sans se mouiller. De la même façon que le pont établit une liaison entre les deux bords de la rivière et facilite la traversée, le moyen mnémotechnique établit un lien entre deux idées et facilite la mémorisation. Exemple pour mémoriser l'ordre chronologique des chanceliers en Allemagne:
"Alle ehemaligen Kanzler bringen sonntags keine Schokolade mit." -> Adenauer, Erhard, Kiesinger, Brandt, Schmidt, Kohl, Schröder, Merkel


L'expression „Schlafmütze“ (lit.: bonnet de nuit) est utilisée pour les personnes qui aiment faire la grasse matinée, c'est-à-dire dormir longtemps, ou qui sont en général plutôt lentes, inattentives et indolentes. Cette indolence peut se référer aussi bien à un état physique qu'à un état mental.
Ces bonnets étaient antérieurement portés par les hommes afin de garder leur tête au chaud et de se protéger des poux pendant la nuit. Déjà au 18ème siècle, on commençait à utiliser l’expression « Schlafmütze » pour des gens avec des traits de caractère comme décrit ci-dessus. Alors, vous êtes une "Schlafmütze" ou pas?


111, 2222, 77, 777 – trouvez-vous le point commun entre ces chiffres ? Exact, ils se forment par la répétition d’un seul chiffre et c’est ce que les Allemands appellent une “Schnapszahl».
Pourquoi ? Deux explications possibles sont à l’origine de ce nom :
1. Le terme pourrait provenir du domaine des jeux de cartes. En additionnant les points obtenus pendant le jeu, le joueur qui atteint une « Schnapszahl » est obligé de payer une tournée aux autres. Comme le schnaps se boit plus vite et coûte moins cher qu’un verre de vin ou de mousseux, il s’est manifesté comme boisson de choix au cours du temps.
2. Si on boit trop d’alcool, il se peut qu’on commence à voir en double voire même en triple. Au lieu de voir alors un simple 4, on voit 44 ou 444. Quand on commence à voir 4444, il est fortement conseillé d’arrêter de boire :-)


L’expression „i-Tüpfelchen“ (le petit point sur le i) désigne la touche finale donnée à une chose, p.e. un détail apporté à une décoration, un ingrédient particulier ajouté à une recette, un élement de design attribué à un produit ou encore une responsabilité obtenue dans la carrière professionnelle. Le "I-Tüpfelchen" vient parfaire un acte ou une oeuvre.

Ce qui est “le point sur le i” pour les Allemands est “la cerise sur le gâteau” pour les Français – d’ailleurs une traduction littérale de l’expression anglaise “cherry on the cake” dont la date est inconnue.


Cette expression décrit une visite de courte durée, équivalent à „faire un petit coucou“ ou une „visite-éclair » chez quelqu’un. L’expression se trouve même dans la presse, p.e. la « Stippvisite » d’un Président dans un autre pays, mais est surtout utilisée dans un contexte familial ou amical. « Visite » est égal à « Besuch » (attention en allemand on prononce le « e » à la fin de Visite) et « Stipp » trouve son origine dans le Nord de l’Allemagne où le verbe « stippen » est utilisé pour un bref toucher, p.e. pour tremper sa biscotte dans le café ou une frite dans le ketchup.


Vous aimez les cerises? Bon, probablement comme les gens du Moyen Âge ! Sauf qu’à cette époque-là les cerises étaient un produit rare et en conséquence assez cher. Seuls les gens aisés pouvaient s’offrir ce « luxe ». Ils se donnaient rendez-vous dans leurs jardins privés pour y manger tranquillement leurs cerises. De temps en temps, des hôtes non invités se mêlaient à ce « petit cercle noble » afin de recevoir une part du gâteau. Pour les chasser au plus vite, on leur crachait dessus avec des noyaux de cerises. L’expression allemande est utilisée quand une personne est désagréable, arrogante, pas facile à vivre.


Si on traduisait le terme „schwarzfahren“ littéralement en français, ce serait « voyager en noir ». On parle d’un „Schwarzfahrer“ ou d’une „Schwarzfahrerin“, quand la personne utilise les transports en commun sans disposer d'un billet ou abonnement valable.

Le terme « noir » provient selon différentes sources soit du fait que les activités illégales se déroulent la plupart du temps pendant la nuit, soit de l’habitude des contrebandiers de se noircir leurs visages pour se rendre méconnaissables.

 

Vous savez, cette chanson qui reste dans vos têtes toute la journée ? Il s’agit soit de votre mélodie préférée, soit d’une chanson qui passe en boucle à la radio : vous ne pouvez pas arrêter de la chantonner. Vous n’y pouvez pas grand chose: vous avez un Ohrwurm !

Anstandshappen Mot de la semaine signification

 

Vous mangez avec des connaissances, avec la famille de votre ami peut-être ou bien avec vos collègues. Le repas est au milieu de la table, tout le monde s’en sert et ça vous plaît bien. Jusque là – tout va bien ! Mais qu’est-ce que vous faites avec le tout dernier bout du repas qui reste seul au beau milieu dans l’assiette ?
Ce dernier morceau que personne n’ose le prendre, par bienséance, bien sûr – c’est ce qu’on appelle en Allemagne le « Anstandshappen » (littérairement le « morceau de courtoisie »).
En revanche, le manuel de savoir-vivre a désormais beaucoup changé et ce n’est plus forcément nécessaire de se retenir : Si le repas était délicieux, l’hôte aimerait bien le savoir !


Schnapsidee est un terme allemand qui s'explique par lui-même. Composé des deux mots "Schnaps" et "Idee", les Allemands l'utilisent pour décrire une idée folle née d'un état d'ébriété. Alors on utilise "Was für eine Schnapsidee" pour exprimer que cette idée est complètement saugrenue!


Le mot familier „Kuddelmuddel“ est utilisé pour dire que quelque chose est tout emmelé et donc pêle-mêle. Imaginez que vous êtes de langue maternelle française,vous sortez à l’instant de votre cour d’allemand quand un touriste anglais vous demande un renseignement. Vous arrivez à lui parler entièrement en anglais ? Si vous mélangez un peu toutes les langues, sachez que vous êtes NORMAL et que c’était un bel exemple de Kuddelmuddel. Il y en a plein d’autres...
Le mot „Kuddelmuddel“ tire ses origines de l’Allemagne du Nord et vient des deux mots „koddeln“, qui signifie de se laver sans soin, et „Modder“, qui est un autre mot pour dire que quelque chose est sale (boue).


En Allemagne, on parle de « Tante-Emma-Laden » (magasin Tante Emma) pour décrire des tout petits magasins de détail qui sont aujourd’hui en voie de disparation mais existent toujours dans des petits villages ou quartiers de ville pour fournir un maximum de produits d’usage quotidien (aliments, produits ménagers, articles de papeterie…) aux clients.
L’expression provient vraisemblablement des années d’après-guerre : A l’époque, les magasins de détail ont souvent été tenus par des femmes seules et d’un certain âge avec un accueil très chaleureux, une sorte de « Tante ». Le prénom « Emma » s’est probablement imposé, car il a été très répandu à cette époque. D’ailleurs, un « Tante-Emma-Laden » existe à Paris dans le 10ème arrondissement où l’on peut trouver toutes sortes d’articles typiques en provenance de l’Allemagne. http://www.tante-emma-laden.fr/


Ce mot qui contient "Gurke" (concombre) trouve probablement son origine dans la morphologie courbée de ce légume. En effet, on utilise l’expression "herumgurken" pour une personne errant dans les rues sans aucune orientation. Dans un sens plus large, ce terme peut décrire une personne incapable de prendre les choses en main et dépourvu de véritable objectif dans la vie.

 

Vous connaissez probablement tous ce virelangue: « Un chasseur sachant chasser chasse sans son chien. »
C'est ce qu'on appelle Zungenbreche. Voici un exemple de Zungenbrecher allemand : „Fischers Fritz fischt frische Fische, frische Fische fischt Fischers Fritz.“