French German Talents

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Le job board franco-allemand

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Comparatif France - Allemagne

La différence de compétitivité entre la France et l’Allemagne est un sujet d’actualité, en particulier à la suite des actions décidées par le gouvernement français au vu du rapport Gallois.

Les principales différences du point de vue économique

Les charges employeurs :
Hors SMIC, elles sont d’environ 43% du salaire brut en France contre 19% en Allemagne. De plus, ces charges sont nulles en Allemagne au-dessus de certains seuils (44500€ pour la partie maladie et 66000€ pour les retraites complémentaires). La différence est donc de taille, et pour une PME industrielle dont la masse salariale représente le quart de ses ventes, cela représente environ 5% de son Chiffre d’Affaires au détriment de l’entreprise française !

Le temps de travail :
En France, le temps de travail réglementaire est de 35h/semaine et 218 jours annuels, soit 1526 heures par an. En Allemagne, il n’y a pas de règle nationale mais des accords de branche ou d’entreprise, ce qui permet de s’adapter à la compétition internationale. La durée hebdomadaire est de 38 à 41 heures pour 216 jours par an, soit en moyenne 1706 heures/an. Un écart d’environ 10% est donc à constater en faveur de l’Allemagne.

Taxes et Impôts :
En moyenne, ceux-ci se montent à 14,5% de la VA en France contre 7,8% en Allemagne (Le Parisien Economie, 17/09/2012). L’impôt sur les sociétés en Allemagne est nul si l’entreprise ne fait pas de bénéfice, alors que la CFE (Cotisation Foncière des Entreprises) et la CVAE (Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises) sont appliquées aux sociétés françaises, même si elles ne font pas de profits. En moyenne, pour une PME industrielle qui réalise une vingtaine de millions d’euros de chiffre d’affaires, le taux d’imposition est d’environ 32% en France contre 25% en Allemagne, soit une différence de 7% au bénéfice de l’entreprise allemande !

Le marché du travail :
La rigidité des contrats « CDD » et « CDI » en France n’est plus à démontrer, notamment pour le CDI à cause de la complexité et des aléas liés au licenciement. En Allemagne, la réduction du temps de travail avec une réduction du salaire se pratique couramment. En plus de l’avantage immédiat pour l’entreprise de pouvoir faire face à une baisse d’activité, le fait de conserver son personnel lui permet d’être prête immédiatement dès que l’activité reprend, sans temps de latence ni perte de savoir-faire. Le fait de ne pas avoir besoin de préavis pour faire des heures supplémentaires donne aussi de la réactivité aux entreprises outre Rhin.

Que penser de la mesure du gouvernement français visant à réduire les charges employeurs par un crédit d’impôt ?
Cette mesure est peu lisible et mal adaptée aux PME. En effet, dans le contexte économique difficile actuel, un patron de PME pilote de près sa trésorerie. Or cette mesure n’a aucun impact positif sur la trésorerie à court terme. Il ne sera donc pas encouragé à embaucher plus que par le passé, et le fait d’avoir un éventuel effet positif en 2014 ou 2015 (seulement s’il fait du bénéfice !) lui parait bien loin de ses préoccupations immédiates.

Économie : le match France-Allemagne par lepoint.fr

 

En juillet 2015, le journal le Point a fait paraître ce comparatif très éloquant des deux pays.

En savoir plus: http://www.lepoint.fr/economie/economie-le-match-france-allemagne-08-07-2013-1701789_28.php